La naissance de Merlin

Tous les faits de cette histoire sont inspirés des romans, d'auteurs classiques et contemporains, glanés  au gré et au fil de mes lectures et de différentes recherches, mais romancés  selon mon inspiration.

********************************************


naissance-merlin.jpg An l'an 410 au V ème siècle, le diable décida un jour de réunir ses disciples. Une grande idée venait de naître dans son esprit : envoyer un missionnaire de Satan sur terre.
Celui-ci devra avoir tout de l'apparence d'un humain, mais son esprit sera celui du diable. Le diable espère ainsi, en créant un être diabolique, mais dont personne ne se méfiera, prendre le pouvoir sur Terre.
Après maintes discussions, Satan et ses compères conviennent qu'il faut trouver une jeune fille vierge et à l'âme pure.
Et, c'est ainsi que de Satan va chercher celle qui mettra au monde son fils, son disciple.
Il faut savoir qu'en ces temps, les croyances païennes, magies noires, magies blanches, fées, sorcières, elfes étaient de pratique normale. Mais pour autant Satan n'y avait guère de place.
Le petit peuple des forêts était bon par nature. La magie n'était pas destinée en premier lieu à faire le mal.
Dieu existait bien, enfin pour l'autre croyance. Et Satan ne trouvait pas la place de premier choix que son caractère aurait voulu.

Un beau jour, une jeune fille, un peu pauvrette certes, mais d'une beauté exceptionnelle apparaît près d'une mare où Satan lui-même se rafraîchissait. Il se tapit dans les fourrés et décide de la suivre.
 

Cette jeune fille vit dans une famille où de nombreux enfants de tous âges vadrouillent et gambadent gaiement.
De belle, Satan lui découvre aussi de la bonté.
C'est décidé, c'est elle que cette nuit il visitera. Ainsi, son fils aurait la beauté et le charme de sa mère, mais la malice de son père.
La beauté qui a toujours fait défaut à Satan,  permettra à son fils d'être accepté de par le monde et de transmettre la parole satanique.
Voilà le dessein que projetta Satan.
L'histoire qui va se jouer, ne sera pas précisément comme il l'aurait voulue.

A la nuit venue, le diable se glisse dans la couche de la jeune fille, Mélissandre. Il utilise un envoûtement afin que celle-ci n'ait aucune réticence et qu'au matin aucun souvenir ne lui revienne.

Le matin, Mélissandre, ne se sent pas très bien, comme un souvenir qui lui trotte dans la tête, mais sans qu'elle puisse l'expliquer, ni même le décrire.
Les semaines passent et Mélissandre continue sa vie, entourée de ses parents et frères et soeurs.
Puis un jour Mélissandre prend conscience que son corps se transforme, et se rend compte que ses menstrues ne lui sont pas venues depuis plusieurs semaines.
Soucieuse, elle s'en va voir en cachette une fée des bois, connues pour ses pouvoirs et ses connaissances des simples.

Très rapidement la sorcière esplique à Mélissandre qu'elle est enceinte. Mélissandre ne peut y croire, elle si pure et si croyante, n'aurait même jamais pu flirter avec un homme.
La sorcière, après quelques imprécations, lui explique que cet enfant est le fruit d'un acte diabolique, et quoi qu'elle fasse cet enfant naîtra.

Mellissandre s'en retourna chez elle. Désemparée et effrayée par le sort qui lui serait destinée dès que le monde s'apercevrait de son état.
En effet, en ces temps, toute femme enfantant de manière illégitime était condamnée à mort.


Au tant qu'elle pu elle tenta de cacher sa grossesse. Mais au fil des mois, son ventre enflait et ses hanches s'élargissaient. Un jour le prêtre du village s'aperçu que la jeune fille était enceinte. En confession il lui somma d'avouer sa faute.
Mélissandre tenta de lui expliquer qu'elle ne pouvait donner de raison légitime à son état. 
Elle ne pouvait pas non plus avouer que cet enfant en elle était l'acte du diable.

Les juges décidèrent donc de l'enfermer jusqu'à la naissance de l'enfant. Durant tout ce temps Mélissandre ne fit que prier Dieu, afin qu'Il puisse délivrer son âme de tout péché et sauver l'enfant des affres de l'enfer, pour une faute qu'elle n'avait pu commettre.

Une nuit les premières douleurs de l'enfantement réveillèrent Mélissandre. Et c'est ainsi, qu'au teme d'une nuit sans sommeil, un magnifique et vigoureux enfant vu le jour.
Mélissandre voulu le baptiser très vite et lui donner le nom d'un ces aïeuls.
Merlin était né.
Merlin n'était pas un bébé comme les autres, aucune nourrice ne put l'approcher ; dès lors son visage prenait la forme d'un rictus diabolique. Ne trouvant pas de nourrice pour le nourrir, il fut donc décidé, par les juges, que la mère pourrait s'occuper de l'enfant.
Cette période permis ainsi de reculer la sentence à la quelle la pauvre Mélissandre ne pouvait échapper.

Quand Merlin eut neuf mois, les juges estimèrent qu'il pouvait être enlevé à sa mère. Et c'est là que ce produisit le premier prodige.

Merlin prit la parole et expliqua aux juges qui si malheur arrivait à sa mère, si douce et si innocente, ils devraient subir le jugement de Dieu qui jamais ne leur pardonnerait cette exécution.
Merlin mit tant de véhémence dans son discours que les juges estimèrent qu'il valait leur laisser la vie sauve, et ne pas risquer un futur châtiment.
Merlin parlait et résonnait dès ses premiers jours sur terre.

C'est ainsi que Mélissandre et Merlin quittèrent leur prison et partirent vivre dans la forêt dans une petite cabane chiche, mais suffisamment confortable pour que Mélissandre puisse s'occuper de Merlin comme une bonne mère.
Durant sept années Merlin vécut près de sa mère et entouré du petit peuple des forêt. Il grandissait beaucoup plus rapidement qu'un enfant normal. 
Merlin avait hérité de la connaissance des choses du passsé par son père et de la connaissance du futur généreusement offerte par Dieu.

Quand Merlin eut 7 ans, il en paraissait trois fois plus, il décida qu'il était temps pour lui de partir et d'affronter le destin pour lequel il était né.
Mélissandre était triste de voir partir son fils, mais elle savait que Merlin était un être hors du commun des mortels. Il avait déjà montré beaucoup d'ingénuosité dans la vie de tous les jours, elle savait que son fils avait un destin à accomplir, mais que jamais il ne serait loin d'elle, l'esprit de Merlin pouvait être partout.
Grâce à sa mère, Merlin avait appris l'amour des Hommes. Il n'utiliserait pas les dons reçus du Diable pour servir des desseins maléfiques.


 A suivre...... Comment le Diable réagi....



************